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DE LA VILLE DE PARIS.
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secours et ayde tel que faisoient et ont faict ceux de la ville de Compiengne : à quoi il vous plaira de faire donner ordre comme vous le sçavez trés bien faire; car il est temps.
« Monseigneur, nous prions nostre Createur qu'il vous donne en santé bonne vie et longue.
«De Paris, ce xvin° jour d'Octobre mil vc lu.
"Vos trés humbles obéissans serviteurs,
"Les Prevost des Marchans et Eschevins de Pa­ris. "
18 octobre.
A Mess" les officiers du Roy, gouverneurs et eschevins de la ville de Senlis.
«Mess", nous avons receu vos lettres escriptes de ce jourd'uy(2'; et sur l'heure avons envoyé vers le Roy courrier expres avec vostredite lettre, dont nous pensons avoir nouvelles certaines. Tost après que nostre courrier a esté despeché, nous avons esté ad-vertiz de la venue de Monseigneur le révérendissime Cardinal de Bourbon, envoyé.en ceste ville de Paris lieutenant pour le Roy(3'. Au moyen de quoi sommes allez vers luy et faict parler à luy le porteur de ces presentes, lequel lui a dict tout ce que bon lui a semblé et la charge qu'il avoit de vous. Ledict sei­gneur révérendissime vous escript une lettre que vous verrez.
«Vous savez et entendez trop mieulx que nous ne pouvons, sinon ce qui nous est commandé; et en ce qui nous sera commandé nous serons plus prest de fournir et de obeyr que l'on ne sera de nous commander, et de donner tout secours,' confort et ayde à vous et à tous noz bons voisins et amys.
« Mess™, nous prions nostre Createur vous donner sa grace et vous tenir en sa saincte garde et protec­tion.
"De Paris, ce xvin0 jour d'Octobre vc lu.
«Voz freres, voisins et bons amys,
«Les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris."
Signé : Bachelier.
18 octobre.
A Monseigneur, Monseigneur de L'Aubespine, conseiller du Boy et secretaire de ses Finances.
«Monseigneur, ce courrier, present porteur, a faict trop long séjour à la Court, et pendant sondict sé­jour nous n'avons peu donner ordre à noz affaires. Il s'est excusé qu'il a esté quatorze heures après sa despeche'1'. Nous vous supplions qu'il vous plaise le voulloir faire incontinent expedier, selon ce que le Roy nous mandera et commandera pour response à noz lettres portées par cedict porteur, pour ce que l'affaire est plus pressé que ne pensez.
" Monseigneur, nous prions Nostre Createur qu'il vous donne en santé bonne vie et longue.
"De Paris, ce xvin° jour d'Octobre mil vc lu.
«Vos bien humbles serviteurs et bons amys,
«Les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris."
XXXIII. — Processions particulieres.
Octobre 1552. (A Fol. 4 r° (-).)
En ce temps, reverend pere en Dieu monsr l'E­vesque de Paris a ordonné à toutes les paroisses de
Paris de faire processions particulieres par chascun jour de la sepmaine, c'est assavoir : trois paroisses
C ll s'agit de la dépêche du 15 octobre, expédiée de Reims (art. ci-dessus XXIX, page 21 ). Sur ce point de détail, voir plus has l'art. XLIII.
'5) Lettres du 18 octobre; rapportées à l'art, ci-dessus XXXI.
(3)   Sur ce personnage, voir à la page suivante, note 2.
(4)   Ce document n'est pas daté; il vient dans le Registre A entre notre art. ci-dessus XXII, en date du 26 septembre, et celui qui porte le n° XXXIV, en date du 18 octobre ; sur quoi voir la note 1 de la page 18. — Nous n'avons pas réussi à déterminer la date précise du mandement épiscopal.Les extraits des conclusions du Chapitre Notre-Dame de Paris (1326-1790), colligés par le chanoine Sarrasin etclassésaux Archives Nationales sous la cote LL 336 à 421, font seulement mention d'une procession ordinaire en janvier 1552, sans rien donner pour l'époque dc l'année où l'Empereur vint mettre le siège devant Metz. Nous n'avons rien trouvé non plus dans les registres proprement dits du Chapitre, qui font cependant mention de plusieurs solennités religieuses ordonnées, en cette mème année 1552, à l'occasion de faits de guerre. Il y eut notamment, le dimanche 3 juillet, un Te Deum etune procession solennelle, pour célébrer la prise de Yvoy, propter reddilionem villœ de Yvoi ditioni Regis (Archives Nationales, L 475, pièce n° 203 : Conclusion capitulaire du 25 juin 1552). —La place que nous assignons, dans ce Volume, au mandement de l'évêque de Paris, est très ap­proximativement celle que celte même pièce occuperait si elle portait sa date expresse, Metz ayant été investi par Charles-Quint lo 19 octobre.                                                                           *                                       .
iv.                                                                                                                                                                                       4
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